Les joueuses : Stéphanie Labbé

Hier comme aujourd’hui, Stephanie Labbé a toujours travaillé fort sur toute la ligne et de toutes ses forces. Corps et âme s’il le fallait. Elle est l’une des trois gardiennes de but sur l’équipe canadienne connue, à tort ou à raison, comme « la p’tite nouvelle parmi les rangs » simplement en raison de son âge. Lorsqu’elle est devenue joueuse de l’équipe canadienne à l’échelle nationale « A » il y a quelques années, elle est devenue partie intégrante d’un tandem ayant déjà à sa disposition la crème de la crème comme gardiennes de but, dont Karina LeBlanc et Erin McLeod.


Hier comme aujourd’hui, Stephanie Labbé a toujours travaillé fort sur toute la ligne et de toutes ses forces. Corps et âme s’il le fallait. Elle est l’une des trois gardiennes de but sur l’équipe canadienne connue, à tort ou à raison, comme « la p’tite nouvelle parmi les rangs » simplement en raison de son âge. Lorsqu’elle est devenue joueuse de l’équipe canadienne à l’échelle nationale « A » il y a quelques années, elle est devenue partie intégrante d’un tandem ayant déjà à sa disposition la crème de la crème comme gardiennes de but, dont Karina LeBlanc et Erin McLeod.



Après seulement trois ans de formation ensemble, y compris les deux derniers avec un nouvel entraîneur de gardiennes, Labbé n’est plus vraiment considérée tant comme la p’tite nouvelle, mais plutôt la troisième option au choix de l’entraîneure-chef Carolina Morace et son personnel. Ce que plusieurs avaient considéré au départ comme le meilleur duo de gardiennes au monde est rapidement devenu le meilleur trio de gardiennes à l’avis collectif depuis.



« Il me semble que je me suis améliorée plus au cours des trois dernières années qu’à n’importe quel autre temps de toute ma carrière, » soutien Labbé avec des éloges donnés à l’entraîneur des gardiennes de but Max Colucci à qui elle croit devoir une grande partie de son succès.



L’an dernier à peine, Labbé a fait partie des onze partants de l’équipe nationale pour la toute première fois, et ce, quatre fois de suite sous les projecteurs au lieu de LeBlanc ou encore McLeod. Son moment charnière est arrivé en décembre dernier au Torneio Internacional de São Paulo au Brésil. C’est lorsqu’elle fut convoquée à démarrer deux matchs consécutifs, y compris la finale du championnat, pour ainsi devenir la première gardienne de but outre LeBlanc ou McLeod d’avoir réussi l’exploit depuis Taryn Swiatek en juillet 2004.



« Je savais qu’en jouant à ce premier match contre le Brésil que c’était ma chance de faire mes preuves [devant les entraîneurs] en leur faisant voir ce que je pouvais faire, » a-t-elle fait savoir. « Je savais que je devais seulement appliquer ce que je faisais déjà en m’entraînant. Je ne devais rien faire de spectaculaire, il fallait tout simplement agir comme j’avais déjà pratiqué pendant mes entraînements. »



Labbé a surpassé même ses propres attentes, elle fut même spectaculaire devant les Brésiliennes talentueuses (incluant Marta, nommée joueuse mondiale de l’année de la FIFA à cinq reprises) en signant un jeu blanc de 0-0 pour le Canada.



« Le fait d’avoir pu démarrer la finale était vraiment quelque chose d’envoutant », se rappelle Labbé. « Je me souviens quand ils m’ont pris de côté pour me dire à me tenir prête… Je me suis dit : ça y est! Tu as réussi! Tu leur as fait voir que tu mérites bien d’être ici alors là, amuse-toi et profites-en de l’occasion à fond. »



Le Canada a de nouveau fait match nul avec le Brésil, cette fois-ci le résultat final était de 2:2 et Marta fut la seule (deux fois) ayant réussi à battre Labbé devant le filet. De plus, le Canada trainait au pointage d’un but en plus de jouer avec une joueuse de moins lorsque la capitaine Christine Sinclair est sortie du décor pour marquer le but égalisateur du match. Ce résultat, auquel s’ajoutait le meilleur différentiel de but de toutes les équipes du tournoi, à mener au couronnement du Canada à titre de champions au Brésil.



En 2011, Labbé continue toujours à s’améliorer sous la tutelle de son entraîneur et avec l’aide de ses coéquipières, bien que sa saison a été mise en péril quand elle s’est blessée pendant un match de club jouant pour Piteå en Suède. Elle s’est réveillée le lendemain en constatant qu’elle n’était point capable de bouger sa jambe, pas le moindrement.



Labbé fut réellement inquiète, mais elle a bientôt découvert qu’il s’agissait d’une lésion du LCP (ligament croisé postérieur) et non une blessure plus sérieuse comme celle d’un LCA (antérieur). Aucune chirurgie n’a été nécessaire, alors il était heureusement possible de commencer le chemin vers le rétablissement immédiatement.



Alors, elle s’est mise à travailler fort, peut-être plus que jamais auparavant de toute sa vie. Ses efforts ont enfin porté ses fruits le jour qu’elle a retrouvé le sommet de sa forme à seulement huit semaines du match inaugural de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011.



« Le fait d’avoir réussi en seulement cinq semaines à passer du moment que je ne pouvais même pas bouger ma jambe d’un poil jusqu’à mon retour avec l’équipe nationale au sommet de ma forme est tout un exploit à mes yeux. »

Maintenant, c’est au tour de Morace d’avoir du pain sur la planche, et du pain dur à part de ça. Morace doit parvenir à décider laquelle de ses trois gardiennes jouera pour le Canada prochainement.



Deux, c’est bien, mais trois vaut toujours mieux!



Labbé, McLeod et LeBlanc n’ont que des éloges pour le nouvel entraîneur des gardiennes, Max Colucci. À l’avis de Labbé : « Il est nul doute l’un des plus futés entraîneurs de tous ceux que j’ai connus jusqu’à présent. »



Colucci s’est assuré de travailler sur les techniques de base avec les trois gardiennes de l’équipe. Décidément, si l’on n’arrive pas à maitriser les aspects plus faciles du jeu il devient alors sans importance de pratiquer les choses plus difficiles, n’est-ce pas?



Colucci porte aussi beaucoup d’attention sur la mentalité qu’il faut adopter vis-à-vis le jeu. Il est fort possiblement l’un des plus importants aspects ayant trait particulièrement aux gardiennes de but que chez toute autre joueuse au sein de l’équipe.



« Peu importe à quel niveau vous êtes, votre mentalité envers le jeu est l’un des plus importants aspects à maitriser comme gardienne », précise Labbé. « [Une gardienne de but] doit effectivement posséder un point de vue différent que les autres joueuses. »



Une autre partie de la préparation mentale de Labbé est consacrée à comment gérer et partager ses tâches de gardienne de but avec deux autres joueuses exceptionnelles.



« Il va sans dire qu’il est parfois difficile lorsqu’il t’arrive à te questionner en réalisant que tu t’entraînes avec deux autres gardiennes formidables », avoue Labbé. « Chose certaine, peu importe la personne choisie en fin de compte [parmi nous trois], toutes sans exception joueront de leur mieux. »

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